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Médiathèque et numérisation

26 Mai

La bibliothèque et le numérique, voilà une véritable innovation. Par le biais de trois articles narrant le lien qui commence à se former entre internet et la bibliothèque, nous allons voir en quoi consiste ce nouveau comportement qui pourrait se généraliser et devenir banal et commun.

Rester chez soi et avoir accès à tout le catalogue d’une bibliothèque est désormais possible. Sont proposés aussi des cours de langue, des exercices pour maîtriser certains logiciels telsqu’ Excel ou Word.

Ainsi à Aizenay est mise en place la phase test de la numérisation de la médiathèque depuis janvier 2012. En partenariat avec la bibliothèque départementale, ont été ouverts 40 comptes utilisateurs et 25 personnes sont les acteurs de cette expérience. Le fonctionnement est assez simple. Accéder à la plate-forme numérique se fait grâce à une connexion internet, un nom d’utilisateur et un mot de passe. Ainsi peut-on avoir accès à des livres sonores, des films, des savoirs et des cours de formation, le tout en streaming. D’un point de vue « pratique » on distribue des jetons aux usagers qui leur permettent de voir un film en échange de 20 jetons, de consulter un livre pour 1 à 2 jetons ou d’accéder à une formation pour 80 jetons.Sur le même principe fonctionne le site « medialib77 ». Que ce soit des livres, des disques ou encore des films, les Seine-et-Marnais peuvent les consulter à condition d’être inscrits dans une bibliothèque. Ainsi pour la partie « musique » a été conclu un accord avec « MusicMe », ce qui permet d’avoir accès à 4 Majors et plus de 700 labels indépendants. Quant au cinéma fonctionne la désormais célèbre » VOD », c’est à dire « video on demand ». Cependant un utilisateur déplore le fait qu’on ne puisse consulter qu’en « streaming », c’est à dire sans pouvoir télécharger.

Existe aussi une offre très innovante sur Internet:« la Médiathèque numérique service de VOD ». Tout un chacun peut accèder à ce service de vidéo à la demande depuis son domicile. Ce service est gratuit, il faut avoir plus de 18 ans et avoir une carte de prêt en cours de validité. Le catalogue proposé réunit environ 2000 programmes venant d’Arte et d’Univers ciné. Les films visibles sont divers et variés: on trouve des courts ou longs métrages, des magazines, du spectacle vivant et une programmation réservée à la jeunesse. On s’inscrit en un clic, on reçoit un e-mail de confirmation et on peut visionner jusqu’à 4 programmes par mois. Si on rencontre un problème, on peut s’adresser à l’adresse mai suivante: support@médiathèque-numérique.com .

D’un point de vue musical sont proposées d’autres offres similaires. La Sonothèque de Haute-Normandie offre via le site internet sonothèque-hn la possibilité d’écouter des artistes vivants ou morts et de découvrir la diversité artistique de Haute-Normandie. La Cité de la Musique n’est pas en reste. Son site offre à chaque internaute l’accès à des concerts récents de la Cité de la musique ou de la salle Pleyel. L’usager peut visionner 60 concerts par an -il faut bien un ratio- directement sur le web et le tout est gratuit pendant 2 mois. Tous les genres de musique sont diffusés, allant des labels indépendants à de la musique classique. Pour accompagner l’internaute sont proposés des « guides d’écoute, des dossiers documentaires et des reportages sur les artistes et les coulisses. » Ces concerts filmés donnent accès à 100h de musique « live » et à une partie du catalogue vidéo de la Cité de la Musique et de la Salle Pleyel.

Mais les enfants ne sont pas oubliés. Ils peuvent, tout aussi bien que les adultes avoir accès aux ressources en ligne. Planetemo et Baya.M sont des abonnements accessibles à l’espace jeunesse permettant aux enfants d’apprendre en s’amusant. Le premier concerne les enfants de 3 à 8 ans, qui, en quelques clics accèdent à des jeux et  » des activités ludoéducatives ». Le second propose des sites  » d’éveil, de découvertes et de jeux sur internet » pour les plus jeunes, de 3 à 7 ans et les plus âgés de 7 à 13 ans. Le but est d’éveiller l’enfant, de faire en sorte qu’il apprenne tout en s’amusant sur un support différent du papier. Ainsi a-t-il tout jeune accès à l’informatique et au web, ce qui n’est pas négligeable. L’enfant peut à souhait écouter des comptines, des chansons ou encore des histoires, s’adonner à des jeux interactifs, bref découvrir le monde tout en s’amusant.. Dans le même registre la BNF ouvre son catalogue aux plus jeunes par le biais de la Bibliothèque numérique des enfants. On y trouve toutes sortes de choses:  » abécédaires et imagiers, récits animaliers, encyclopédies, aventures, récits de fiction , contes et légendes, livres d’art et de … » L’enfant peut se promener dans des salles de lecture virtuelles ou encore des cabinets de curiosités…Ici, encore, l’accent est mis sur l’aspect ludique de l’apprentissage. On ne peut que saluer cette innovation. L’enfant d’aujourd’hui va être naturellement confronté à l’ordinateur et au web. S’il se familiarise dès son plus jeune âge avec le support numérique, cela ne peut être que bénéfique.

Mais que penser en fin de compte de ces nouveaux comportements? Pourquoi créer des médiathèques numériques ? Il est vrai qu’on peut déplorer, peut être, la désertion du lieu qu’est la médiathèque ou la bibliothèque et l’absence de relation avec un médiateur. Cependant la bibliothèque et la médiathèque, comme lieux de l’égalité sociale et d’accès à la culture doivent se moderniser. On ne peut plus vivre sans internet, il fait partie de notre quotidien. Moderniser la culture c’est la démocratiser pour que tous, sans exception puissent y avoir accès.

L’exemple de medialib77 qui propose des cours de langue étrangère, d’informatique, de remise à niveaux en mathématiques et en français ainsi que du soutien scolaire ne peut que nous conforter dans l’idée qu’une modernisation de la culture en général est indispensable. Les bibliothécaires ont donc comme rôle de faire connaître ces ressources au grand public et de former ce dernier à l’utilisation de ce nouveau support: « Il reste maintenant à faire connaître ces ressources au grand public et expliquer comment on les utilise. C’est le travail auquel nous avons commencé à nous atteler avec l’aide des bibliothécaires du département » dit Martine Jan, directrice de la Médiathèque départementale. Philippe Diaz, responsable du Cyberlabe, l’espace consacré à la culture numérique déclare:  » C’est une évolution du métier comme il y en a eu beaucoup d’autres. »

La directrice de la médiathèque de Aizenay explique son choix de plate-forme numérique par la nécessité de »s’adapter aux nouvelles sources d’information » et « espère attirer des jeunes vers le fonds documentaire et les animations proposées par la médiathèque »

Numériser la culture signifie la démocratisation de cette dernière. Une dernière question se pose désormais: la formation des bibliothécaires doit se moderniser ainsi que celle des usagers. Mais cela est une autre histoire…

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